Bernard-olivier Lancelot 2008-08-07
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On a certes raison de souligner dans ce court récit la gravité du sujet qui est la mort d un enfant cancéreux et le dévouement du personnel soignant. Il convient cependant de mettre aussi en avant d autres aspects qui rendent ce récit si poignant et si attachant : l humour décapant de l enfant malade, l imagination débridée de Dame rose, bénévole, et le savoir-faire littéraire de l écrivain qui fait réfléchir sur les grandes questions philosophiques et religieuses de l existence.
Cet humour si cruel n est pas sans raison : c est celui d un enfant qui s est senti trahi par des adultes qui lui ont caché la gravité de son mal.
Seule Mamie-Rose ne lui a pas menti. Plus encore : elle lui a fait comprendre que le cancer qui l emporte ne lui donne aucun droit, et surtout pas celui de mépriser ses parents et de les faire souffrir par égoïsme.
Difficile à dire si Oscar meurt apaisé. Il meurt parce qu il a fini de vivre.
Quant à dame rose, elle n a été Mamie-Rose que le temps de son service. Oscar n a pas vécu pour rien. Dame rose non plus. Elle et lui laisseront quelques souvenirs. Eric-Emmanuel Schmitt aussi.